Les Récits Exquis résultent d’une collaboration entre l’homme et l’intelligence artificielle. Chaque participant contribue à l’histoire tour à tour, entrelaçant les plumes humaine et artificielle pour créer une trame narrative originale et captivante. Pour une meilleure lisibilité, les paragraphes issus de l’auteur humain sont en noir, tandis que ceux générés par la machine sont en bleu.
Le chevalier jeta un œil au parchemin et partit d’un grand éclat de rire.
« Cette carte ? Elle ne vaut rien ! Elle ne te mènera nulle part, mon garçon. Tu t’es fait avoir. »
Jehan baissa les yeux et ses idées de trésor s’évaporèrent.
Mais alors qu’il glissait le parchemin dans sa poche, un éclat doré attira son attention dans le coin de la carte. Un symbole inconnu venait d’apparaître, vibrant doucement sous la lueur du crépuscule.
« Qu’est-ce ? » se demanda Jehan.
Il observa de plus près l’apparition, sans parvenir à la déchiffrer. Ce n’était ni une lettre ni un chiffre. Le symbole semblait issu d’un autre alphabet.
Le chevalier, remarquant le changement d’attitude de Jehan, s’approcha, intrigué.
« Montre-moi ça », grogna-t-il.
À peine son regard se posa-t-il sur le symbole que son visage se figea.
« Par tous les dieux… C’est l’emblème du Cercle Oublié.
— Le Cercle Oublié ? De quoi s’agit-il ? Cette carte va-t-elle me mener à un trésor ? »
Le chevalier recula d’un pas, secouant la tête.
« Un trésor, oui… mais pas celui que tu imagines. Le Cercle Oublié est une confrérie ancienne, disparue depuis des siècles. Si cette carte est réelle, elle te mènera droit à eux.
— Oh ! M’accompagnerez-vous, chevalier ? » osa le jeune garçon.
Le chevalier le regarda en silence de longues secondes, puis répondit d’un air détaché.
« Je n’ai ni guerre ni croisade sur les bras actuellement. Mon épouse est enceinte et me pèse. J’imagine que je pourrais partir quelques jours sans que cela pose problème à quiconque. »
Jehan, surpris par la réponse, esquissa un sourire nerveux.
« Merci, messire. À deux, nous avons plus de chances. »
Le chevalier haussa un sourcil.
« Ne me remercie pas trop vite, garçon. Le Cercle Oublié ne fait pas de prisonniers. »
Jehan en resta bouche bée, mais confirma qu’il était prêt pour la mission. Le chevalier étudia la carte et donna ses premières instructions pour le long voyage qui s’annonçait.
« Nous partirons à l’aube, en direction des montagnes d’Yrath. C’est là que se trouve le premier indice. »
Le chevalier roula la carte avec précaution.
« Mais avant tout, nous devrons nous équiper. Ce voyage sera dangereux, et le Cercle veille toujours dans l’ombre. »
Les préparatifs derrière eux, Jehan et le chevalier s’embarquèrent sur une goélette qui leur fit remonter le fleuve Reusch. Au bout de deux jours, le garçon s’écria :
« Messire, là-bas, des montagnes ! Serait-ce notre objectif ? »
Le chevalier scruta l’horizon, plissant les yeux.
« Oui, ce sont les montagnes d’Yrath… mais vois-tu cette brume noire qui les entoure ? »
Il se tourna vers Jehan, son regard grave.
« Cela signifie qu’ils savent que nous venons.
— Serait-ce de la fumée ?
— C’est bien pire que ça. »
Le chevalier posa une main ferme sur l’épaule de Jehan.
« C’est un voile d’oubli, tissé par le Cercle pour égarer ceux qui s’approchent trop près. Si nous le traversons, notre mémoire pourrait en être effacée, jusqu’à nous perdre dans les montagnes pour l’éternité. »
Il réfléchit un court instant et marmonna :
« Au prochain port, nous débarquerons. Nous contournerons les montagnes et prendrons le tunnel indiqué sur la carte pour parvenir à l’indice. »
Ce qu’ils firent incessamment. La torche allumée par le chevalier luttait contre les ténèbres. Une chauve-souris passa par-dessus leurs têtes et s’éloigna dans des battements d’ailes silencieux.
Jehan frissonna et serra la carte contre lui.
« Ce tunnel semble sans fin », murmura-t-il.
Le chevalier s’arrêta brusquement.
« Écoute… »
Un léger murmure résonnait dans les profondeurs, comme un chant ancien, à peine audible, mais étrangement familier.
« Ce chant… Cette voix… Je la reconnaîtrais entre mille. La poétesse Diane ! Et moi qui la croyais morte. »
Guidés par la mélopée mélancolique, Jehan et le chevalier arrivèrent à hauteur de grands barreaux incrustés dans la pierre qui empêchaient la poétesse de s’évader de son trou. L’endroit n’était pas gardé.
« Dame Diane ! Vous ici ! » chuchota le chevalier en s’approchant des barreaux.
Diane leva lentement la tête, ses yeux fatigués brillant d’une lueur indéchiffrable.
« Chevalier… murmura-t-elle, sa voix faible mais pleine de douleur. Cela fait des années que je suis ici, prisonnière du Cercle Oublié. »
Elle tendit une main à travers les barreaux.
« Si vous êtes ici, c’est que vous cherchez plus qu’un trésor. Mais sachez-le : ce que vous trouverez au bout de cette quête pourrait vous détruire.
— Peu me chaut ! répondit le chevalier, dont la voix troublée masquait mal l’émotion. Je percerai le mystère du Cercle Oublié, je vous le jure, mais avant cela, laissez-moi vous tirer de ce mauvais pas. »
Il dégaina son épée, prêt à fendre les barreaux.
« Impossible, murmura la poétesse. Je suis coincée ici jusqu’à la fin des temps. Seul celui qui parviendra au terme de sa quête sera susceptible de me libérer. »
Détentrice du premier indice, elle le délivra en vers :
« Aux flancs d’Yrath, la pierre saigne,
Sous la lune, un secret règne.
Celui qui cherche, en silence creuse,
Là où l’ombre devient berceuse. »
Le chevalier baissa son épée, troublé par ses paroles.
« Nous devons continuer, Jehan, dit-il d’une voix grave. Son salut dépend de notre réussite. »
Les deux silhouettes s’éloignèrent, non sans jeter de derniers regards à Diane.
« Je reviendrai vous sauver, Dame Diane ! » lança le chevalier.
Tandis que la mélopée triste de la poétesse retentissait à nouveau, il récita les vers à voix haute.
« Un indice qui ne m’avance guère, conclut-il. Et toi, Jehan, as-tu une idée ? »
Jehan réfléchit un instant, scrutant la carte à la lumière vacillante de la torche.
« La pierre saigne… ça pourrait être une source ou une faille dans la roche. »
Il leva les yeux vers le chevalier.
« Sous la lune, il faut attendre la nuit. Peut-être qu’à ce moment-là, un passage caché se révélera sur les flancs de la montagne.
— Sur les flancs de la montagne ? s’exclama le chevalier. Mais ce sont des kilomètres à parcourir !
— Peut-être que non. La carte indique une source non loin d’ici.
Le chevalier plissa les yeux en observant la carte de plus près.
« Tu as raison, Jehan. Cette source… elle est plus proche que je ne le pensais. »
Il hocha la tête.
« Allons-y. Si la pierre saigne vraiment, c’est là que nous trouverons notre prochain indice. »
Au croisement suivant, ils prirent à droite. Quand ils sortirent du tunnel, ils furent surpris par l’obscurité ambiante.
« La nuit, ça tombe bien ! chuchota le chevalier. Nous pourrons surprendre les gardiens du Cercle Oublié. »
Ils s’élancèrent dans la gorge des montagnes d’Yrath, mais après quelques centaines de mètres, Jehan s’arrêta et regarda le chevalier d’un air incrédule.
« Que fais-je ici ? Qui êtes-vous ? »
Le chevalier se figea, son cœur battant soudain plus fort.
« Jehan… tu ne te souviens pas ? »
Il s’approcha, posant une main sur l’épaule du garçon.
« C’est le voile d’oubli… il commence à agir sur toi. »
Ses yeux sondèrent les ténèbres.
« Nous devons trouver cette source rapidement avant que tu n’oublies tout.
— Qui êtes-vous ? » murmura Jehan, dont le regard se voilait de plus en plus.
Le chevalier le tira à sa suite, sentant à son tour des troubles cognitifs le dévorer. Apercevant une grotte sur le côté, il s’y jeta, roula et respira profondément.
À l’intérieur de la grotte, l’air semblait plus clair, presque apaisant. Le chevalier prit une profonde inspiration, puis secoua doucement Jehan.
« Reste avec moi, garçon. Ce lieu est protégé du voile. »
Jehan cligna des yeux, son esprit encore embrouillé.
« La source… elle doit être proche, » murmura le chevalier, espérant que l’indice de Diane les mènerait à la clé de leur salut.
Et en effet, un doux ruissellement parvenait jusqu’à eux. Le chevalier se gonfla d’espoir. Mais comment aller jusque-là sans perdre l’esprit ?
Le chevalier ferma les yeux, tentant de rassembler ses pensées.
« Il faut trouver un moyen de bloquer le pouvoir du voile. »
Il regarda autour de la grotte et aperçut des fleurs aux pétales argentés, lumineuses dans l’obscurité.
« Ces plantes… Elles semblent échapper à l’influence du Cercle. »
Il en arracha quelques-unes et en tendit une poignée à Jehan.
« Respire-les, peut-être qu’elles nous protégeront pendant que nous approchons de la source. »
Le garçon s’exécuta et, quelques minutes plus tard, tous deux s’élancèrent dans le voile d’oubli. À l’ouïe, ils se rapprochèrent de la source.
Le murmure de l’eau devint plus distinct, guidant leurs pas à travers l’obscurité épaisse du voile. Les pétales argentés semblaient effectivement ralentir les effets du sortilège, permettant à leurs esprits de rester clairs.
Enfin, ils aperçurent un filet d’eau s’écoulant d’une fissure dans la roche.
« La pierre saigne, murmura Jehan, ses souvenirs revenant peu à peu. C’est ici que le secret doit se cacher. »
Conformément aux instructions de la poétesse Diane, ils cherchèrent à proximité de la source, dans le lit qui accueillait ses flots, mais ne parvinrent à aucun résultat. La fatigue les gagnait.
Le chevalier, épuisé, se laissa tomber près de la source, observant l’eau couler.
« Nous manquons quelque chose, » murmura-t-il.
Puis, une idée lui vint.
« Le silence… Diane a parlé du silence. Nous creusons peut-être trop dans le tangible. »
Il leva les yeux vers le ciel nocturne, puis plongea ses mains dans l’eau, fermant les yeux pour écouter attentivement, comme si le secret pouvait être révélé autrement que par la vue ou le toucher.
C’est alors qu’un léger frémissement se fit sentir sous la surface, et un éclat doré apparut dans les profondeurs de la source.
« Ça alors, comme sur la carte ! » s’écria Jehan.
Le chevalier et le garçon se précipitèrent sur la richesse abondante qui naissait entre leurs doigts et, entre deux cris de joie, tirèrent hors de l’eau tout ce qu’ils purent.
Ils en oublièrent de humer leur bouquet de fleurs aux pétales argentées.
Soudain, dans leur dos, apparut une silhouette aux contours menaçants, une silhouette qui entonna une mélopée aux accents mélancoliques. Ils se retournèrent. C’était la poétesse Diane, qu’ils ne reconnurent pas.
Diane, désormais libérée, se tenait devant eux, une ombre mélancolique dans ses yeux.
« Vous avez trouvé ce que vous cherchiez, dit-elle, sa voix douce mais teintée de tristesse. Mais ce trésor n’était jamais destiné à des mains mortelles. »
Le chevalier et Jehan, fascinés par l’or scintillant entre leurs doigts, levèrent des yeux vides vers elle, leurs esprits lentement consumés par l’oubli.
« Qui êtes-vous ? » demanda Jehan, oubliant déjà sa quête.
Diane hocha la tête, une amertume dans son sourire.
« Je suis la protectrice du Cercle Oublié, gardienne de ce secret… et votre mémoire en est le prix. »
Elle tendit une main, non pour les repousser, mais pour les guider.
« Venez, reposez-vous. Vous êtes riches maintenant, mais vous ne saurez jamais ce que vous avez perdu. »
Sous la lueur vacillante de la lune, Jehan et le chevalier suivirent Diane, leurs trésors glissant entre leurs doigts, tandis que leur passé s’effaçait à jamais.
Rédigé conjointement avec ChatGPT


Laisser un commentaire