Le secret du retour à la vie

L’univers du rêve était sombre, rouge et symbolique. Une sorte de mur lisse et impénétrable, invisible des mortels (aveugles au point de ne pouvoir suspecter qu’il y avait quelque chose derrière lui), séparait le monde des vivants de celui des morts. C’était une frontière imperméable, à laquelle l’œil s’était tellement habitué qu’il la considérait comme partie intégrante du paysage, qu’il ne la voyait plus comme une limitation mais comme une caractéristique propre à son monde. Le mur ressemblait à l’univers du rêve : sans angles, courbe, non limitant, infini, doux comme un cœur ou comme un muscle.

Est-ce que je suspectais quelque chose ? Ou fut-ce le hasard qui me conduisit là ? Dans un lieu sombre et reculé, je découvris une porte. Une fois franchie, elle disparut dans les ténèbres, ce qui m’obligea à visiter l’étrange endroit que je venais de gagner.

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