Publication de « Tombent les hommes »

Qui est le cadavre du Bois-Nu ? Quelle machination se trame derrière la lettre de cachet adressée au perruquier Restif ? Pourquoi l’inspecteur If rôde-t-il près du deux-pièces de Grégoire Nossin autant d’années après son forfait ? Comment une éclipse solaire put-elle métamorphoser le cruel empereur Nintoku ?

Criminels, victimes et enquêteurs s’affrontent tout au long du recueil Tombent les hommes. Courtes, fluides, tranchantes, les neuf enquêtes qui composent l’ouvrage s’inscrivent dans la tradition des nouvelles policières à chute. Elles font voyager le lecteur dans le temps et l’espace, avec cinq époques historiques parcourues et trois continents visités.

L’ouvrage, de 150 pages, est désormais en vente en version papier (5,99 EUR) et en version numérique (0,99 EUR).

Vous pouvez également télécharger gratuitement deux nouvelles complètes sur la page consacrée au recueil.

Bonne lecture !

Genèse du Despote

Le jeudi 13 septembre 2012, je couchai sur papier une idée de scénario : il y était question de libertariens victimes du fisc qui s’attaquaient aux huissiers de justice à leurs trousses, qui plaidaient en solitaire devant les tribunaux et qui commettaient des attentats contre les politiciens honnis. Je classai la feuille volante au cœur de la « farde de la macération », où son contenu allait bientôt se transformer en quelque chose de moins sinistre.

Première idée

Le mardi 22 octobre 2013, j’entamai La Conjuration des Imbéciles, le désopilant roman de John Kennedy Toole mettant en scène Ignatius J. Reilly, un excentrique Néo-Orléanais en quête de travail. Ce livre m’amusa tellement que, une fois sa lecture terminée six jours plus tard, je plongeai dans un profond ennui.

Le jeudi 28 novembre 2013, je développai l’idée initiale : « Au départ, tout part d’une connerie, genre un rappel d’impôt mineur non payé — et qui va engendrer une littérature folle. En effet, refusant de se laisser faire, le citoyen annonce que, sur base du principe de subsidiarité, il a décidé de faire sécession de l’État et que, par conséquent, il n’est plus tenu au paiement des multiples impôts. » J’imaginais le personnage principal proche de celui de Toole : insolite, demi-dingue, outrancier.

Développement de l’idée principale

Je souhaitais néanmoins qu’il s’aventure sur un terrain qui, malgré son aspect farfelu, n’en avait pas moins déjà été exploré dans la réalité. Les sécessions de propriétés privées ne sont en effet pas chose aussi rare qu’on pourrait le croire. Parmi les plus connues, citons l’Empire d’Austenasia, le Royaume de Vikesland, le Kugelmugel, la Principauté d’Arbézie, l’Empire de la Basse Chesnaie ou One Nation. D’autres cas de micronations, bien que différents par l’aspect juridique plus sérieux qu’ils revêtent, méritent également qu’on s’y intéresse, en ce qu’ils découlent d’initiatives individuelles : relevons entre autres l’histoire épique de la Principauté de Sealand ou, plus récemment, la naissance du Liberland.

Certes, ces tentatives débouchent rarement sur une véritable indépendance, elles deviennent même parfois folkloriques, mais elles invitent toujours à réfléchir, à rêver ou à rire.

Cette idée me captiva tellement que, tandis que je rédigeais Le Procès de Claude Servais, je m’attelai parallèlement au plan de ce deuxième roman. Grâce à la méthode dite des flocons, il se développa de façon telle que le corps central des premiers chapitres était déjà écrit avant même que je ne commence officiellement la rédaction du roman.

Dès que je trouvais un peu de temps, j’épaississais la structure avec un plaisir non dissimulé. J’écrivais essentiellement pour moi, pour m’amuser, pour me faire rire ; aussi la nature humoristique de l’opus prit une teinte très personnelle, presque intime.

Ce fut en octobre 2017 que je décidai de donner une suite aux six ou sept chapitres déjà rédigés. J’écrivis quotidiennement durant trois mois, une heure par-ci, une heure par-là, après le travail, durant les week-ends, et terminai le premier jet le 31 décembre.

Après avoir laissé reposer le texte pendant plus d’un an, je décidai de le revoir, d’en dynamiser la lecture. Je supprimai des paragraphes et des chapitres entiers, et partant de nombreux traits d’humour, parfois non sans regret. Priorité au récit, tel fut mon credo lors des révisions et corrections. L’humour avait déjà régné sur toute la période de rédaction, ne pouvait-il pas faire un pas de côté ?  

En bref : actualité des mois à venir

Au mois de novembre 2020, je publierai un recueil de nouvelles intitulé Tombent les hommes. Il se compose de neuf histoires policières, à chute, qui ont été rédigées au cours des huit dernières années. Deux de celles-ci ont été primées à l’occasion de concours organisés par la police de Liège.

Je suis actuellement en train d’achever mon troisième roman, dont l’action se déroule dans le sud de l’Espagne. J’espère pouvoir le publier en 2021. Je ne promets toutefois rien quant à la date de sortie ; je souhaite que l’histoire ait été finement sculptée sur le fond et la forme avant qu’elle ne voie le jour.

En cas de retard, elle sera remplacée dans le calendrier par un second recueil de nouvelles, lesquelles ont toutes pour point commun de s’achever sur un retournement de situation à la dernière ligne.

Publication de mon deuxième roman, Le Despote

Mon deuxième roman vient de sortir ! En voici le pitch :

Six mois après la faillite de son magasin de farces et attrapes, Lysandre Granitard décide de ne plus se laisser marcher sur les pieds par le fisc et transforme sa propriété privée en un État à part entière, le Despotat de Liège. Toute la pyramide de l’État belge se met en branle afin de le soumettre, mais c’est bien mal connaître le Despote, qui riposte à chaque attaque de ses adversaires avec une énergie toujours plus outrancière. S’ensuivent moult péripéties qui le mettent aux prises avec un fonctionnaire fiscal besogneux, un huissier de justice bling-bling, un juge pénal mystique, un agent secret malchanceux, une journaliste nymphomane et le truculent bourgmestre de Liège.

Le Despote est un roman satirique qui compte plus de mille traits d’humour. Ses personnages hauts en couleur s’affrontent dans des situations rocambolesques, qui laissent la part belle au politiquement incorrect, aux jeux de mots et à l’humour noir.

Vous pouvez en télécharger gratuitement les 10 premiers chapitres ici et vous le procurer dans son intégralité ici.

Petit guide d’interprétation de la fin du Procès de Claude Servais

J’ai longtemps hésité avant de rédiger cet article, car je ne souhaite pas m’immiscer dans la réception de mes romans par les lecteurs.

Une large majorité d’entre vous m’a rapporté avoir trouvé la fin du Procès de Claude Servais mystérieuse. Or, les derniers paragraphes ne sont pas dénués de sens, au contraire : l’ultime phrase du roman contient la clé qui ouvre la serrure du twist ending.  

L’expérience m’a appris que le simple fait de signaler cet élément au lecteur lui permettait, une fois sur deux en moyenne, de percer le mystère et de découvrir le mobile du crime.

Mais cela signifie également que, dans un cas sur deux, des indices supplémentaires étaient requis pour venir à bout de l’énigme.

Or, la présence du Procès de Claude Servais dans une quinzaine de bibliothèques fait que, faute de contact direct avec moi, mes nouveaux lecteurs ne sont pas en mesure de connaître lesdits indices. D’où la publication du présent article.  

Je me propose donc de les présenter de façon graduelle, chaque numéro de la liste ci-dessous facilitant de plus en plus la tâche du lecteur.

  • Premier indice : la dernière phrase a un sens. Relisez-la et découvrez pourquoi les deux termes forts de celle-ci ne sont pas aussi contradictoires qu’ils en ont l’air. 
  • Deuxième indice : certains des neuf derniers paragraphes ont un double sens. Relisez-les tranquillement et visualisez la scène.
  • Troisième indice : un élément de l’avant-dernier paragraphe de la préface devrait attirer votre attention.
  • Quatrième indice : la position de la victime lors des viols répétés n’est pas anodine. Relisez plus particulièrement les deux extraits suivants.

« la victime avait été immobilisée plusieurs heures, en position couchée, les jambes et les bras attachés. » (p. 42-43)

« une expertise avait été conduite à l’intérieur du système reproductif de la victime. Elle ne laissait pas de place à l’incertitude :

— Plusieurs éjaculations — trois, peut-être quatre, ont eu lieu dans les heures qui ont précédé le décès. » (p. 45)

  • Cinquième indice : vous découvrirez, dans les quelques lignes consacrées à la prison de Namur, que tout avait été indiqué noir sur blanc. (4e paragraphe, p. 308, chapitre XX)

Normalement, vous devriez avoir compris. Inutile donc que je liste les autres petits indices qui émaillent ici et là le récit. Faut-il seulement que je revienne sur l’avertissement de l’auteur et son « pour des raisons qui me sont propres » ?

  • Solution : vous la découvrirez en relisant les dix derniers mots des premier et deuxième paragraphes du chapitre I.

Le Procès de Claude Servais, en vente au Service du Livre

Bonne nouvelle pour nos amis de la province du Luxembourg !

« Le Procès de Claude Servais » est à présent en vente au Service du Livre Luxembourgeois (Marche-en-Famenne). Vous pouvez vous le procurer contre la somme de 10 euros.

Vous pouvez également emprunter le roman auprès de votre bibliothèque si vous résidez en province de Liège ou en province du Luxembourg.

Le Procès de Claude Servais, code à cracker

Si les dernières pages de mon roman « Le Procès de Claude Servais » vous ont laissé l’impression d’un mystère irrésolu, ce message est pour vous.

« Le Procès de Claude Servais » est un code qu’il faut cracker, un verrou qu’il faut faire sauter. Sous ses apparences de roman judiciaire se dissimule un roman à énigme. La zone d’ombre qui en voile la fin ne demande qu’à être illuminée, et tout lecteur dispose de ce pouvoir.

Une clé est en effet cachée dans les derniers paragraphes, et plus particulièrement dans l’ultime phrase du livre. Elle ouvre une porte et permet d’éclairer le roman d’un jour nouveau : le mobile du crime se révèle subitement.

Le concept de chasse au trésor me paraissait plus intéressant à exploiter que celui de clé sur porte : le plaisir du lecteur sera décuplé s’il parvient à trouver par lui-même la solution au mystère qui lui est présenté.

Genèse du Procès de Claude Servais

L’idée qui a motivé la rédaction de cette fiction remonte à plus de sept ou huit années. Au moment de la coucher sur papier, je ne pensais pas qu’elle noircirait plus d’une vingtaine de pages. Or, très vite, les personnages s’animèrent et l’intrigue déborda du cadre que je lui avais assigné. Il allait s’agir d’un roman plutôt que d’une nouvelle.

Deux ans plus tard, je pus enfin mettre un point final au « premier jet », mais mon travail ne s’arrêtait pas là. Il me fallut uniformiser l’histoire, réécrire des chapitres entiers, et cela me demanda de nouveaux mois de sueur. Après les avis de premiers lecteurs, que je remercie encore au passage, je dus derechef sur le métier remettre mon ouvrage : corrections, révisions, suppressions de paragraphes entiers… et réécriture du dernier chapitre.

Après les peaufinages des derniers mois, c’est avec plaisir et non sans soulagement que je vous présente mon bébé : Le Procès de Claude Servais. Je vous en souhaite bonne lecture !