Petit guide d’interprétation de la fin du Procès de Claude Servais

J’ai longtemps hésité avant de rédiger cet article, car je ne souhaite pas m’immiscer dans la réception de mes romans par les lecteurs.

Une large majorité d’entre vous m’a rapporté avoir trouvé la fin du Procès de Claude Servais mystérieuse. Or, les derniers paragraphes ne sont pas dénués de sens, au contraire : l’ultime phrase du roman contient la clé qui ouvre la serrure du twist ending.  

L’expérience m’a appris que le simple fait de signaler cet élément au lecteur lui permettait, une fois sur deux en moyenne, de percer le mystère et de découvrir le mobile du crime.

Mais cela signifie également que, dans un cas sur deux, des indices supplémentaires étaient requis pour venir à bout de l’énigme.

Or, la présence du Procès de Claude Servais dans une quinzaine de bibliothèques fait que, faute de contact direct avec moi, mes nouveaux lecteurs ne sont pas en mesure de connaître lesdits indices. D’où la publication du présent article.  

Je me propose donc de les présenter de façon graduelle, chaque numéro de la liste ci-dessous facilitant de plus en plus la tâche du lecteur.

  • Premier indice : la dernière phrase a un sens. Relisez-la et découvrez pourquoi les deux termes forts de celle-ci ne sont pas aussi contradictoires qu’ils en ont l’air. 
  • Deuxième indice : certains des neuf derniers paragraphes ont un double sens. Relisez-les tranquillement et visualisez la scène.
  • Troisième indice : un élément de l’avant-dernier paragraphe de la préface devrait attirer votre attention.
  • Quatrième indice : la position de la victime lors des viols répétés n’est pas anodine. Relisez plus particulièrement les deux extraits suivants.

« la victime avait été immobilisée plusieurs heures, en position couchée, les jambes et les bras attachés. » (p. 42-43)

« une expertise avait été conduite à l’intérieur du système reproductif de la victime. Elle ne laissait pas de place à l’incertitude :

— Plusieurs éjaculations — trois, peut-être quatre, ont eu lieu dans les heures qui ont précédé le décès. » (p. 45)

  • Cinquième indice : vous découvrirez, dans les quelques lignes consacrées à la prison de Namur, que tout avait été indiqué noir sur blanc. (4e paragraphe, p. 308, chapitre XX)

Normalement, vous devriez avoir compris. Inutile donc que je liste les autres petits indices qui émaillent ici et là le récit. Faut-il seulement que je revienne sur l’avertissement de l’auteur et son « pour des raisons qui me sont propres » ?

  • Solution : vous la découvrirez en relisant les dix derniers mots des premier et deuxième paragraphes du chapitre I.

Le Procès de Claude Servais, en vente au Service du Livre

Bonne nouvelle pour nos amis de la province du Luxembourg !

« Le Procès de Claude Servais » est à présent en vente au Service du Livre Luxembourgeois (Marche-en-Famenne). Vous pouvez vous le procurer contre la somme de 10 euros.

Vous pouvez également emprunter le roman auprès de votre bibliothèque si vous résidez en province de Liège ou en province du Luxembourg.

Le Procès de Claude Servais, code à cracker

Si les dernières pages de mon roman « Le Procès de Claude Servais » vous ont laissé l’impression d’un mystère irrésolu, ce message est pour vous.

« Le Procès de Claude Servais » est un code qu’il faut cracker, un verrou qu’il faut faire sauter. Sous ses apparences de roman judiciaire se dissimule un roman à énigme. La zone d’ombre qui en voile la fin ne demande qu’à être illuminée, et tout lecteur dispose de ce pouvoir.

Une clé est en effet cachée dans les derniers paragraphes, et plus particulièrement dans l’ultime phrase du livre. Elle ouvre une porte et permet d’éclairer le roman d’un jour nouveau : le mobile du crime se révèle subitement.

Le concept de chasse au trésor me paraissait plus intéressant à exploiter que celui de clé sur porte : le plaisir du lecteur sera décuplé s’il parvient à trouver par lui-même la solution au mystère qui lui est présenté.

Genèse du Procès de Claude Servais

L’idée qui a motivé la rédaction de cette fiction remonte à plus de sept ou huit années. Au moment de la coucher sur papier, je ne pensais pas qu’elle noircirait plus d’une vingtaine de pages. Or, très vite, les personnages s’animèrent et l’intrigue déborda du cadre que je lui avais assigné. Il allait s’agir d’un roman plutôt que d’une nouvelle.

Deux ans plus tard, je pus enfin mettre un point final au « premier jet », mais mon travail ne s’arrêtait pas là. Il me fallut uniformiser l’histoire, réécrire des chapitres entiers, et cela me demanda de nouveaux mois de sueur. Après les avis de premiers lecteurs, que je remercie encore au passage, je dus derechef sur le métier remettre mon ouvrage : corrections, révisions, suppressions de paragraphes entiers… et réécriture du dernier chapitre.

Après les peaufinages des derniers mois, c’est avec plaisir et non sans soulagement que je vous présente mon bébé : Le Procès de Claude Servais. Je vous en souhaite bonne lecture !