Ambrose Bierce, né en 1842 et mort vers 1914, est un écrivain et journaliste américain connu pour son style mordant et ses récits fantastiques.
Sa nouvelle Moxon’s Master, qui préfigure l’œuvre d’Isaac Asimov et anticipe l’avenir lointain du jeu d’échecs, si elle réserve certes aux échecs un rôle déterminant dans le dernier tiers de l’intrigue, est avant tout un texte méditatif sur la vie, l’intelligence et — peut-être — le devenir de l’homme.
Elle met en scène deux hommes qui débattent : Moxon, qui tient un magasin de machines robotiques, soutient, au grand dam du narrateur, que même elles ont la capacité de penser. Il va même plus loin : « toute matière est sensible, (…) chaque atome est un être vivant, ressentant et conscient. (…) Il n’existe pas de matière morte ou inerte. » Pour soutenir sa thèse, il définit des concepts comme la conscience et la vie, parfois en appelant à l’autorité de philosophes, comme Herbert Spencer.
Il va de soi que ce débat n’est pas sans rapport avec la partie d’échecs qui ponctue la nouvelle.


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