Des nuages gras et flottants s’amassent par-devant les cimes du lointain décor. De la pluie s’en échappe et mouille les flamboyances vertes qui surplombent la ville. Des ruisselets transforment la terre en boue et gorgent les trottoirs de flaques.
Les bâtiments du centre ont le tact, très XIXe siècle, de ne pas s’émouvoir de la froide humidité qui les glace. C’est grâce à l’eau que l’Homme les a érigés au cœur des montagnes — l’eau qui s’écoule, l’eau qui reste.
Le lac du Bourget s’étire en contrebas sur plus de quarante-quatre kilomètres carrés, entre pentes et contreforts. Les vagues qui s’écrasent sur les roseaux enseignent qu’un doux vent caresse la surface bleutée ; des pierres blanches les avalent et les rejettent, impassibles comme Aix-les-Bains un jour de pluie.


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