Femmes de dictateur

Femmes de dictateur, de Diane Ducret, traite du rapport aux femmes de huit dictateurs (Mussolini, Lénine, Staline, Salazar, Bokassa, Mao, Ceausescu, Hitler). Chaque expérience conjugale se révèle différente. Mussolini est un collectionneur, Lénine un bigame, Staline un multi-veuf volage, Salazar un vieux garçon avec quelques aventures, Bokassa un polygame kidnappeur, Mao un obsédé, Ceausescu un rival, Hitler un séducteur marié à l’Allemagne.

Certains de ces dictateurs devinrent les hommes qu’ils furent grâce à des femmes, à leur argent ou à l’éducation qu’elles leur inculquèrent (Mussolini et Hitler). Là où certains recherchèrent une certaine complicité intellectuelle avec leur âme sœur (Lénine), d’autres prirent à leur côté des femmes de classe inférieure (Staline, Bokassa) ou peu intéressées par la politique (Hitler). Aucun ne fut fidèle, certains furent ouvertement cocus (Mao, Bokassa). Bien souvent, le temps permit aux premières dames de s’affirmer ; parfois, celles-ci lorgnèrent avec envie vers le pouvoir (Jiang Qing, Elena Ceausescu).

Au détour d’une page, on apprend que Mussolini et Lénine eurent une maîtresse en commun, que Mao ne se lavait pas, qu’Hitler était amoureux de sa jeune nièce, qui se suicida, que Valéry Giscard d’Estaing fit de Catherine Bokassa son amante, que Salazar séduisit une journaliste française venue l’interviewer, etc. On découvre que de nombreuses femmes étaient prêtes à tout pour posséder ces hommes, parfois même avant qu’ils ne deviennent chefs d’État ou qu’ils ne soient connus (Mussolini, Lénine), et qu’elles acceptaient généralement d’être trompées, d’aucunes faisant une crise à l’occasion. Certaines furent prêtes à affronter la mort à côté de leur bien-aimé (Clara Petacchi, Elena Ceausescu, Eva Braun, Magda Goebbels) ou pour la conquête du pouvoir (Jiang Qing). Et les dictateurs étudiés, bien que maîtres d’un plus ou moins grand territoire, n’en restaient pas moins parfois soumis aux caprices de leur femme dans l’intimité.

Si seulement huit hommes sont décrits dans l’ouvrage, un bien plus grand nombre de femmes s’y dévoilent. Toutes différentes, certaines amoureuses, d’autres attirées par l’argent, d’aucunes par le pouvoir, quelques-unes fascinées par un regard ou une personnalité, elles témoignent d’une vérité terre-à-terre : les femmes des dictateurs sont exactement les mêmes que celles du commun.

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